Good Morning Beijing
“Disney is too far to go, please come to Shijianshan !”
Qu’est ce qui est le plus ridicule dans ce slogan : reconnaître qu’il ne s’agit que d’une copie ou supplier de venir au parc ? En réalité, le ridicule est ailleurs. Ils ne craignent rien et sont allés bien plus loin avec les attractions. Alban et moi avons été les seuls à prendre le risque de gaspiller nos yuans :
America Adventures : l’extérieur ne payait pas de mine, mais puisqu’il ne faut pas juger un livre par sa couverture (aille spique ingliche) nous l’avons faite. J’en ai pleuré de rire. C’est de loin l’attraction la plus ridicule qui soit. On était dans un petit train sur lequel était attaché quatre pauvres pistolets lasers. Le but était de viser différentes cibles foireuses disposées sur des piquets entre deux marionnettes de cowboys ressemblant... à rien ! Bref, grosse barre de rires d’avoir payé pour ça. Même une fête foraine itinérante ne proposerait pas un tel truc.
Flying Airplanes (aka le vol de la mort): nous ne savions pas comment utiliser les crédits car les ¾ des attractions étaient fermées, donc on a naïvement pensé que le manège de petits avions pouvait être amusant. Lorsque l’employé du parc nous a demandé de fermer nous même la porte mécanique de l’avion individuel et que l’on a vu que la ceinture était un pauvre bout de tissu, on s’est dit que ça ne serait pas très mouvementé. En réalité on a enchainé les loopings, j’ai cru que c’était la fin de mon iPhone… et accessoirement de ma vie. Alban a pris une vidéo, je tâcherai la mettrai en ligne prochainement. Il faut que vous entendiezle grincement rassurant de la porte en plein looping.
Le train de la mine : vous visualisez celui de Disney ? C’était la même chose en 2 fois moins confortable, 3 fois plus lent et pourtant 4 fois plus court. Cool stuff.
Pourtant l’idée n’était pas bête à l’origine. Rassembler les personnages de Disney, Pokémon et Hello Kitty (sans verser un centime de royalties, this is how they roll) était un coup de génie marketing. Disney a naïvement tenté un procès pour défendre leurs droits d’auteurs, je vous laisse imaginer comment ça s’est terminé. On peut tout de même les comprendre lorsque l’on voit leur tentative de copie du château de la Belle et Bois Dormant.
Au final, ce parc d’attraction reste un mystère. L’immense majorité du parc était abandonné, désaffecté ou mal entretenu. Pourtant il y avait encore pas mal d’employés. On se sentait au milieu d’une ville fantôme. Alors que le parc était tout de même assez grand (je dirais la moitié du Parc Astérix à vue d’œil), je ne pense qu’ils aient dépassé la centaine de visiteurs sur la matinée.