Good Morning Beijing
La petite dizaine d'heures de vol s'est bien déroulée, rien à signaler. Nous sommes arrivés à Pékin à 12h30 heure locale en ayant dormi par intermittence. Nous avons de la chance avec la douane et les bagages, aucun souci particulier. Même le portique de température, vérifiant que nous n'étions pas fiévreux, n'a pas sonné.
Il ne nous restait donc plus qu'à prendre le taxi pour nous rendre à l'université. Gentiment, un homme s'est empressé de nous proposer un tarif exorbitant de 600 RMB. Malheureusement pour lui, je m'étais renseigné auparavant et nous partîmes finalement pour 150 RMB, environ 20€. Pour l'adresse, nous avions préparé un papier l'indiquant en mandarin.
A peine sorti de l'aéroport de Pékin, le chauffeur de taxi nous met tout de suite dans l'ambiance: petite musique chinoise dont la mélodie ressemblait étrangement à la BO de Pocahontas, jouée par son portable. Il agrémente cela de crachats occasionnels et surtout de klaxons. Ici c'est une forme de communication, à mi chemin entre le morse et la gueulante, il permet de signaler tout un tas de choses (présence/mécontentement/danger/...).
Je ne maîtrise pas (encore) le code de la route chinois mais si j'ai bien compris, les feux rouges ne concernent que ceux qui se sentent concernés. Je vous rassure, peu de voitures/motos/mobylettes/piétons se sentent concernés.
Après avoir un peu tourné dans le campus, il nous déposa à la grande entrée. On est donc sortis de la voiture avec deux gros sacs chacun, en ignorant parfaitement où nous étions exactement. Le campus est relativement grand, c'est à dire qu'il fait quelques kilomètres en longueur et en largeur, des distances importantes mais réalisables à pied.
Au loin nous avions aperçu un bâtiment "International" mais il fallait traverser une place monopolisée par les entrainements de militaires qui défilaient. Une sorte de bienvenue à Pékin, université de (et surtout pour) l'Etat. Finalement j’interceptai un jeune chinois avec un maillot de Liverpool qui proposa gentiment de nous amener à notre bâtiment.
Mon premier pote chinois s'appelle donc 蔡灿彬, ou Ben pour les étrangers. Il étudie "International Politics". Je l'ai un peu charrié car Liverpool jouait Arsenal le soir même (je précise au passage que les Gunners ont gagné...).
Adorable, il proposa de nous aider dès que nous avions besoin de quelque chose. Depuis nous avons échangé des mails et projetons d'aller voir un match dans un bar du centre ville.